Burqa : le regard des hommes
En 1978, mon père travaillait en coopération en Iran et j'y suis allée en vacances avec une amie. Nous étions à quelques jours du début de la révolution iranienne, les tensions étaient fortes, le ras-le-bol du comportement indécent d'une élite bling-bling avaient radicalisé les positions morales et religieuses.
Pour pouvoir visiter les mosquées, nous avions 19 ans, nous étions accompagnées par un Iranien et nous avons respecté les prescriptions culturelles du pays dans lequel nous nous trouvions : pour visiter les mosquées, superbes, nous avons porté le voile des iraniennes, ce grand voile noir accroché entre les dents, qui ne laisse apparaitre qu'un œil et couvre tout le corps.
J'ai alors découvert ce que l'on ressent quand on est ainsi empaqueté dans un grand sac noir.
Et je dois vous dire ma grande surprise devant le sentiment de paix que j'ai ressenti à ne plus sentir sur moi les regards des hommes et les commentaires, souvent manifestement obscènes, auquel nous avions droit parce que nous étions femmes et jeunes, à chaque fois que nous nous promenions dans la rue, même si nous étions habillées de façon très décente (pantalon et tunique manches longues) et accompagnées d'un interprète, donc d'un parrainage masculin.
Interdire la burqa ne résoudra pas ce problème fondamental : la difficulté, pour un certain nombre de femmes et en particulier les jeunes femmes, de pouvoir se promener dans des lieux publics sans être l'objet de regards, de mots, voire de gestes qui sont autant d'atteintes à leur vie privée. Quelle jeune femme ne peut vous raconter son hésitation à marcher dans la rue le soir, attendre au comptoir de certains cafés, se rendre dans des lieux professionnels à majorité masculine ?
Car le vrai problème, ce n'est pas le comportement des femmes comme le stigmatisent certains religieux de tous bords, c'est l'incapacité d'un certain nombre d'hommes à conserver pour leur vie privée leurs désirs, leurs commentaires et à ne pas prendre en otage de leurs fantasmes ou de leurs besoins de domination les passantes, en particulier quand elles sont jeunes et timides.
Regardez ce que supportent les adolescentes qui rentrent chez elles le soir dans les gares ou dans certains quartiers et vous comprendrez mieux pourquoi elles peuvent choisir
Plutôt que d'interdire, solution qui radicalise sans éduquer, nous devons redonner aux femmes qui se cachent le coruage de se montrer, nous devons réclamer que les religieux, dans un pays de droit et d'égalité prennent en compte l'éducaiton des garçons et le respetc qu'ils doivent avoir dans leurs comportements publics et privés.
Et nous devons sanctionner les comportements obscènes ou machistes et les contraintes vestimentaires qui ne seraient pas choisies : le film "la jupe" a rappelé combien il était difficile d'être identifiée comme femme sans être traitée de pute, ne nous trompons pas de combat.



Une table ronde très masculine mais parlant des armes avec une méfiance certaine, à l'exception notable d'Olivier Dassault, manifestement convaincue que les gentils devaient être prêts à ôter la vie aux méchants et expliquant que al société Dassault ne vendait pas des armes mais des "vecteurs de paix". De mon expérience vécue les "vecteurs" de 9mm font des blessures très graves ou qui tuent, les "vecteurs" de puissance supérieure font des morts en pagaille et des blessés irrémédiablement mutilés




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