Lorsque j'ai été élue pour la première fois en 1995, c'était pour prendre en charge une nouvelle délégation, le développement économique, l'emploi et la formation. Quelle n'a été ma surprise une fois élue : dans une ville de gacuhe de 85 000 habitants, avec, à l'époque, près de 4 000 entreprise (il y en a 5 000 aujourd'hui) et 4 000 demandeurs d'emploi (il y en a aussi 5 000 maintenant), il n'y avait ni service, ni budget pour peser sur ces enjeux :
- les entreprises relevaient de l'aménagement pour leur implantation et des finances pour leur suivi fiscal;
- les demandeurs d'emploi étaient suivis au titre des aides sociales;
- l'orientation et l'insertion professionnelle des jeunes était gérées par une association, non subventionnée par la mairie.
Depuis 10 ans, les choses ont bien changé : il y a une mission locale avec plus de 20 salariés pour suivre l'accès à la formation et à l'emploi des jeunes, un plan local pour l'insertion et l'emploi pour assurer un accompagnement global et renforcé des publics en chômage très longue durée, une direction économique qui assure des relations avec les entrerpises, soutient des projets, facilite les partenariats de recrutement. La ville a mis en place une clause de mieux disant social qui intègre des postes d'insertion dans les marchés publics et toutes les structures qui travaillent pour et autour du chômage travaillent ensemble, se connaissent, se coordonnent.
Pour disposer d'un outil intégré et efficace, nous avions prévu, avant la loi Borloo, de regrouper tous ces services sur un même site, ouvert aux salariés en particulier précaire comme aux chômeurs, dans une maison de l'emploi et de la formation.
Nanterre vient d'être labellisée au titre des premières maisons soutenues par l'Etat et c'est une reconnaissance formidable pour tous les partenaires qui otn essayé de dépasser leurs clivages, leurs prirorités parfois contradictoires pour n'avoir qu'un seul souci : assurer une orientation, un accompagnement et une qualification de qualité poru redonner aux nanterriens une chance d'emploi.
Le nouveau dispositif qui va se mettre en place est à plusieurs niveaux :
- il fédère dans un même conseil d'administration tous les partenaires intervenant sur le territoire, définisannt des priorités partagées;
- il rassemble sur un même lieu, une agence ANPE, une mission locale, un PLIE, une cité des métiers, une plate-forme de projets inter-entreprises et un soutien aux droits sociaux et à la création d'entreprises;
- il garantit des qualités d'information et d'orientation équivalentes quel que soit le statut juridique, avec droits ou sans droits, longue durée ou précaire, jeune ou moins jeune.
Dix ans de réunions, de négociations pour faire avancer ce projet sans remettre en cause la légitimité des uns ou des autres, de bagarres budgétaires pour disposer des compétences nécessaires dans un service municipal, de débats publics pour faire entendre qu'un demandeur d'emploi est un actif, pas un assisté et qu'il a besoin d'un esapce de projets avec de nombreux interlocuteurs, pas seulement d'un espace de droits ou pire, d'injonctions. Dix ans pour faire comprendre que l'emploi n'est pas uniquement le solde de politiques économiques décidées au niveau national ou de rapports de forces mondaiux mais que c'est aussi un enjeu de lien social, de partage d'un territoire, de cosntruction personnelle et de projets collectifs.
La labellisation Borloo ne change pas le projet initial, elle l'accélère car elle permet de libérer les deux freins les plus puissants : l'argent et la volonté politique.



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